© Georges-Emmanuel ARNAUD

Liv & Jimmy en Martinique — ou comment passer de la neige du cercle polaire au sable chaud en quelques heures.

La rencontre commence à distance.
Une mise en relation par John Dower, quelques visios, des discussions autour de la motion capture, des pratiques musico-chorégraphiques… et assez vite, une évidence : il faut se rencontrer.

Quelques mois plus tard, ils sont dans un avion.

À leur arrivée, pas de transition douce.
On enchaîne directement avec une immersion culturelle à Tropiques Atrium, puis direction la mer. Les Trois-Îlets, le sable, le soleil.

 

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Premier constat : Liv découvre les tropiques. Vraiment.
Premier sable, première chaleur constante, première confrontation à un environnement qui ne se met jamais sur pause.

Jimmy, lui, retrouve quelque chose. Une mémoire caribéenne enfouie.

Très vite, le séjour prend une autre dimension : sensorielle.
La chaleur est permanente. Le son aussi.

La nuit, ce n’est pas le silence — c’est un orchestre. Grenouilles, insectes, vibrations continues. Là où nous dormons, Liv lutte. Le corps encaisse, s’adapte… ou essaie.

Bienvenue en Martinique.

 

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La résidence se construit dans le quotidien.
On cuisine. Beaucoup. Du poisson local, des plats partagés.
On va à la salle de sport le matin.
On ramasse des coquillages.
On parle. Beaucoup aussi.

Pendant une semaine, on ne cohabite pas — on vit ensemble.

En parallèle, on traverse les lieux.
La Fondation Clément, entre patrimoine et art contemporain (avec, au passage, une exposition d’un ancien prof — le monde est petit).
Un pit — immersion directe dans une pratique culturelle sans filtre.
La Pointe Faula, d’autres sites, d’autres contextes.

Et surtout, les rencontres.

La chorégraphe Muriel Bédot rejoint la résidence.
Échange entre deux femmes artistes, deux réalités professionnelles, deux territoires.
Puis, au studio, le dialogue devient physique : transmission de mouvements, discussions sur les corps, les places, les parcours.

Autre présence : E.sy Kennenga, qui ajoute une couche supplémentaire à ces croisements.

Un soir, fête patronale au François.
Pour nous, classique.
Pour eux, un festival.

Et c’est là que quelque chose bascule :
leur regard nous renvoie à notre propre territoire. Ce que l’on considère comme normal devient exceptionnel.

 

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Puis il y a ces moments simples.
Liv, en tenue traditionnelle sami, danse au coucher du soleil à Tartane.
Sans dispositif. Sans enjeu. Juste une tradition qui se manifeste à travers son corps dans un paysage.

Au milieu de tout ça, on travaille.
On pose les bases de Lūmen, un projet aujourd’hui soutenu par le PIDA de l’Institut français pour 2026.

Une semaine intense.
Physiquement parfois difficile. Culturellement dense. Humainement riche.

Une résidence, oui.
Mais surtout le début d’une collaboration.

La suite ?
Elle se passera en Suède.

© Georges-Emmanuel ARNAUD
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Liv Aira & Jimmy Lundegård

Du cercle polaire à la Martinique, Liv et Jimmy plongent dans une expérience sensorielle et culturelle intense. Entre chaleur, nuits habitées, rencontres artistiques et vie partagée, cette résidence devient bien plus qu’un séjour : le point de départ d’un dialogue entre territoires, corps et pratiques.

créer, penser, transmettre

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