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Récit de résidence

Banana Dreams arrive en Martinique

Du 23 novembre au 22 décembre 2026, 150 m d’altitude accueille Janosch Dietrich et Schirin Shahed pour une résidence familiale de recherche et de création autour de la banane, rendue possible par Culture Moves Europe.

3 min de lectureRécit de Georges-Emmanuel Arnaud

Banana Dreams arrive en Martinique en résidence à 150m d’altitude

Du 23 novembre au 22 décembre 2026, 150 m d’altitude accueille Janosch Dietrich et Schirin Shahed. Ils viennent d’Allemagne explorer la Martinique pour un travail de recherche et de création autour d’une plante que nous croyons connaître : la banane.

Deux regards sur une même plante

Janosch Dietrich travaille à la croisée du design, de l’architecture et de la recherche sur les matériaux. Systèmes circulaires, réemploi, construction expérimentale : il vient regarder le bananier comme une ressource et comme un matériau, et chercher ce que peuvent devenir ses fibres, ses feuilles et ses résidus.

Schirin Shahed est artiste transdisciplinaire et pédagogue, géographe de formation. Carnet de nature, bande dessinée, formats participatifs : elle suit la banane comme un symbole culturel, écologique et colonial, à travers les cultures alimentaires caribéennes et l’histoire agricole de l’île.

Ils ont en commun Moviemiento, association berlinoise à but non lucratif qui mène des projets internationaux avec des structures locales et fait de l’espace public un lieu de dialogue culturel et d’éducation non formelle, le plus souvent par le film. Cette pratique collective de la création nourrit directement la résidence.

Recherche et création, une approche transmédia

Il y a peu à annoncer pour le moment, et c’est voulu. C’est une recherche et une création à la fois, dans une approche transmédia : le dessin et le carnet, la matière et la construction, le récit, l’image. Les formes ne sont pas arrêtées, elles naîtront des rencontres.

Une résidence familiale, en deux temps

Schirin arrive la première, le 23 novembre. Janosch, Julianne Becker et leurs deux enfants la rejoignent en décembre. C’est donc une famille que la résidence accueille, et c’est aussi une manière de rencontrer un territoire : à plusieurs, à hauteur d’enfant, dans le quotidien.

Explorer, rencontrer

Cette résidence est d’abord un temps d’exploration. Nous cherchons à multiplier les rencontres et la découverte de la Martinique. Sont déjà au programme les musées, une ou plusieurs plantations et le Conservatoire botanique de Martinique.

Le reste se construit en ce moment. Planteurs, artisans de la fibre, architectes, chercheurs, historiens, cuisiniers, associations, écoles, institutions : si vous souhaitez les rencontrer, leur ouvrir une porte ou partager un savoir, écrivez-nous.

Un sujet qui me rattrape

Pour moi aussi, c’est une occasion. La banane est un sujet qui paraît évident ici, qui me concerne, et que je n’avais pourtant jamais exploré naturellement. C’est la magie d’accueillir des résidents : ils arrivent avec une question, la posent au milieu de la table, et l’on s’y intéresse tout à coup.

Un point d’étape pour 150 m d’altitude

Cette résidence marque aussi une étape pour nous. Jusqu’à présent, nous avions évité d’accueillir deux résidences en même temps. Cette fois, leur venue coïncide avec celle de Léna la Bouchère : nous entrons dans quelque chose de nouveau.

Pour cela, nous ouvrons un nouveau logement, qui nous est confié par un proche. C’est une ambition que nous portons : redonner vie, par ce type d’action, à des logements vacants ou peu occupés. Avant leur arrivée, nous organisons un grand nettoyage avec les sympathisants d’ANISOTROPIE, qui mettront la main à la pâte, huile de coude comprise, pour que le logement soit prêt.

Grâce à Culture Moves Europe

Leur venue est rendue possible par Culture Moves Europe, le fonds de mobilité culturelle de l’Union européenne, mis en œuvre par le Goethe-Institut.

La préparation se suit au jour le jour dans le carnet de route de la résidence.

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